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Environnement

Itinéraire d'un cultivateur gâté

Pierre SYLVANT, cultivateur de fruits et de légumes dans l’Isère, nous parle avecpassion de son métier et des liens qu’il a noués avec La Vie Claire.

J’ai repris l’exploitation de mes parents en 1998. Eux étaient passés en bio dès 1969. Je n’ai donc eu besoin d’aucune « conversion ». Mes années d’études agricoles ont néanmoins renforcé ma volonté de défendre les valeurs prônées par la bio. Je sentais que quelque chose n’était pas normal dans le conventionnel, avec tous ces pesticides !

Mes parents cultivaient des pêches, des cerises et des fraises. J’ai conservé ces dernières et apporté ma touche personnelle avec des légumes qui me passionnent, comme le potimarron, le céleri-rave, les pommes de terre et les tomates (coeur de boeuf et tomates rondes). J’aime tout ce que je cultive, je n’ai pas de préférence !

L’apparition récente de la tomate cerise chez moi est cependant liée à une demande de La Vie Claire. Après avoir rencontré des difficultés pour obtenir un légume à la qualité suffisante, ils ont fait appel à moi ! Selon un cahier des charges fondé sur un véritable échange, j’ai pu choisir la meilleure variété.

Mon partenariat avec La Vie Claire m’apporte une solidarité plus grande, une gestion aussi plus intelligente de la planification de ma production. Je travaille en collaboration étroite avec le service « fruits et légumes ». Cela me permet d’assurer l’écoulement de ma récolte en offrant la meilleure qualité possible aux consommateurs : je cueille le matin, on conditionne dans la journée puis je livre moi-même mes produits à la plateforme logistique le soir. En échange de la fraîcheur et du goût de mes produits, je trouve ici un vrai suivi, une confiance, une connaissance de la région et des saisons, qui me permettent aussi d’innover. Par exemple, l’hiver dernier, je me suis lancé dans la culture de la sucrine du Berry, une variété ancienne de potimarron. Grâce à sa mise en avant dans les magasins La Vie Claire, cette prise de risque a été un succès partagé !

Depuis mes débuts, mon travail a énormément changé ! La concurrence est plus rude, et la consommation bio a augmenté, ce qui a entraîné un changement dans l’échelle des circuits commerciaux. Auparavant, j’étais distribué par des grossistes partout en France, j’exportais aussi certains produits. La notion de fraîcheur et de qualité maintenant est plus importante que jamais. Je compte donc beaucoup plus sur mon réseau local. 

Aujourd’hui, ma plus grande fierté reste de composer de belles cagettes de fruits et de légumes frais. Je reçois parfois des retours positifs des consommateurs. Ils se montrent curieux de mon travail, me posent des questions sur une variété de fraises, l’aspect d’un légume… Cela fait toujours plaisir d’échanger autour de ma passion !

Son défi le plus dur à relever :

Les aléas climatiques restent difficiles à gérer. Seule une connaissance approfondie de son terrain, de ses sols et de sa position géographique, permet de s’y adapter. 

 

Auteur : Safia Amor

Crédit photo : Thinkstock

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