DU MIEL, OUI mais du miel bio !

Quand on dit miel, on pense « produit naturel », donc bio. Or, tous les miels ne sont pas bio, loin s’en faut. Explications.

Qui n’a pas un pot de miel dans son placard ?

En France, le nectar des dieux est présent dans chaque foyer et nous en consommons 40 000 tonnes/an. Mais attention, il y a miel et miel. Et oui, explique monsieur Schweitzer, directeur du CETAM (Centre d’études techniques agricoles Moselle-Lorraine), « le miel est un des produits les plus faciles à falsifier ! On trouve des produits importés notamment de Chine, dilués à 50% avec des sirops de maïs ou de riz ». Or, le (vrai) miel est récolté de façon artisanale, jamais chauffé, ni pasteurisé. Et de rappeler que la réglementation française définit le miel comme « la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. » Autant dire que tous les miels ne répondent pas à ces exigences !

UN MIEL ? DES MIELS ! 

Il existe de nombreuses variétés de miel en fonction de leur appellation florale. « Miel d’acacia » indique que les abeilles qui l’ont fabriqué n’ont butiné que des fleurs d’acacia, ou presque.
Pour être certain qu’il récolte bien du miel d’acacia, l’apiculteur prélève ce miel juste après la floraison de l’acacia, en étant certain que ses abeilles sont allées butiner ces fleurs. Il en est de même pour tous les types de miels.

LA QUALITE, UN ENJEU DE L’APICULTURE

Fournir du miel de qualité avec une parfaite traçabilité est devenu un enjeu crucial de l’apiculture. Le miel bio ne serait-il pas la réponse à ce défi ?
Monsieur Schweitzer en est convaincu : « c’est une garantie pour le consommateur de trouver un miel de meilleure qualité, en plus de faire travailler des apiculteurs scrupuleux ».

Pour autant, les apiculteurs bio doivent répondre à un cahier des charges très précis (et strict) concernant les zones de butinage des abeilles (éloignées d’au moins 3 km des sources de pollution), l’installation des ruches (entourées de cultures biologiques ou sauvages sur un rayon de 3 km) et leur construction (avec des matériaux non traités, sans peintures ni vernis synthétiques), la nourriture des abeilles (avec leur miel) et les soins (par des méthodes naturelles de type homéopathie ou phytothérapie), les méthodes de récolte (l’usage de répulsifs chimiques est interdit) et d’extraction du miel (effectuée à froid, sans chauffage)… Ces différents éléments sont contrôlés par un organisme certificateur qui délivre le label Agriculture Biologique (AB).
Résultat : en France, seuls 300 apiculteurs environ arborent ce label ! Le miel contient une infinie variété d’arômes et de propriétés, liée à la diversité des fleurs visitées ou des saveurs d’un terroir. « Comme pour les vins, précise Gabriel
Perronneau, notre partenaire, l’un des plus importants producteurs de miel de France, la composition de certains sols permet aux plantes de procurer aux miels une saveur, un bouquet d’une finesse exceptionnelle
».

LA VIE CLAIRE VA ENCORE PLUS LOIN

Pour garantir des miels de qualité présentant des propriétés bénéfiques, La Vie Claire analyse chaque année, de façon aléatoire, ses miels, afin, notamment de vérifier l’absence de pesticides, de chauffage et d’ajout de sucres exogènes. Les miels subissent également une analyse pollinique qui permet de justifier l’appellation florale (miel d’acacia, de lavande, d’oranger) et l’origine géographique des produits. Un ensemble de paramètres qui permettent de garantir des produits naturels sains. Et pour ce produit si particulier, c’est avec le CETAM que La Vie Claire collabore pour sa compétence unanimement reconnue par l’ensemble des apiculteurs et acteurs de la filière miel bio de France. La règle tolérance 0 sur l’ensemble des produits à la marque La Vie Claire est aussi de rigueur concernant les pesticides. La législation européenne définissant les règles de l’Agriculture Biologique interdit l’utilisation des pesticides mais n’impose aucun seuil limite en cas de contamination. La Vie Claire s’est fixé un cahier des charges plus exigeant que la réglementation biologique actuellement en vigueur en France et dans l’Union Européenne en ce qui concerne les seuils minimaux de détection des pesticides, OGM et autres molécules chimiques indésirables.

En cas de dépassement du seuil fixé, notamment lors d’une contamination accidentelle, la société s’engage à retirer les produits des rayons. Au-delà de son cahier des charges, La Vie Claire s’impose une obligation de résultats et se donne les moyens pour contribuer à fiabiliser la filière bio !
En matière de miel, comme pour toute autre gamme, La Vie Claire ne vous propose que des produits dont nous pouvons vous garantir la qualité. Pour les produits portant la marque La Vie Claire, des laboratoires indépendants (accrédités COFRAC) réalisent des analyses plus poussées que celles qui sont imposées par la réglementation : une sécurité renforcée pour consommer en toute confiance !

SAUVONS LES ABEILLES !

Pour différentes raisons – utilisation intensive de pesticides et herbicides, climat perturbé, développement de l’agriculture intensive avec raréfaction des prairies naturelles, pratique des monocultures à grande échelle, présence d’acariens comme le varroa… – on constate un affaiblissement des colonies d’abeilles, une mortalité importante, et, de fait, une baisse significative de la production de miel. À notre échelle de particulier, il est possible d’agir, à commencer par soutenir les apiculteurs bio !

Si vous possédez un jardin, adoptez ces gestes :

– Pratiquez le compostage, qui transforme les déchets du jardin (tontes de gazon, feuilles mortes, paille…) en un amendement organique, qui améliore la qualité du sol et la fertilisation des plantes.

– Plantez une haie champêtre, transformez un bout de pelouse en prairie fleurie…

– Choisissez des plantes mellifères (saule marsault, cornouiller mâle, crocus, aubépine, acacia, lavande, rosiers, evodia (ou arbre à miel), symphorine, sauge officinale, sophora…) afin de fournir aux abeilles de la nourriture toute l’année.

Toutes les contraintes de la bio justifient que le miel bio soit plus cher que le miel conventionnel. La qualité a un prix !

LA RUCHE, QUEL TRAVAIL !

– Au printemps, les abeilles butineuses recueillent le pollen, le nectar et l’eau pour les transformer en miel, puis elles déposent leur récolte dans les alvéoles de la ruche. Interviennent ensuite les ouvrières qui ventilent de leurs ailes pour sécher le miel et boucher les alvéoles avec de la cire.

– Lorsque la miellée est sèche, l’apiculteur peut enfin récolter ! Il éloigne les abeilles à l’aide de fumées parfumées à la lavande bio, puis il extrait le miel par un système mécanique.

– Filtré puis décanté, le miel est ensuite mis en pot sans subir de chauffage.

– Après la première miellée, l’apiculteur peut déplacer ses ruches afin de suivre la floraison : c’est la transhumance. Ainsi, une même ruche pourra produire du miel de thym ou de tilleul puis du miel de romarin ou de sapin.

Comment conserver le miel ?

La date limite d’utilisation optimale (DLUO) du miel est légalement de deux ans après sa mise en pot. Veillez à garder le pot non entamé à l’abri de la lumière, dans une pièce fraîche (environ 15°).
Lorsqu’il est déjà ouvert, conservez-le dans un récipient hermétique et évitez d’y plonger une cuillère portée à la bouche pour ne pas le contaminer.

C’est bon pour la sante !

Le pollen est riche en protéines, c’est aussi un complément alimentaire fortifiant. À consommer en cure d’hiver et de printemps à raison d’une cuillère à soupe par jour, durant quelques semaines.

La propolis est un excellent antiseptique, idéal contre un rhume, une rage de dents, des troubles d’estomac. À préférer en cure préventive de quelques semaines.