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Saveurs

Le tofu

Zoom sur le tofu !

Impossible de passer à côté quand on décide de manger bio : le tofu, nous l‘avons interviewé… Eh oui, il parle en plus !

Ça fait longtemps que vous êtes là ?

Dans ce magasin, depuis des années maintenant. Je suis un peu une référence, un incontournable. Celui qui m’a lancé, il y a plus de vingt ans, ignorait sans doute le succès que je rencontrerai à moi tout seul !

D’où venez-vous ?

Je suis fabriqué avec du soja 100 % français, cultivé dans les Alpes de Haute-Provence et dans la Drôme. Pas n’importe lequel ! Mon patron connaît bien les agriculteurs de la région, ils font très attention aux semences employées. Attention, il ne s’agit pas de germes de soja (le jaune) mais de soja vert, également appelé haricot mungo, le plus riche en protéines, 40%, je vous le répète !

A vous voir, dans votre emballag tout simple, c’est vrai qu’on n’aurait pas parié sur vous !

N’oubliez pas… l’habit ne fait pas le moine ! J’ai l’air de rien, mais je suis un trésor pour tous ceux qui veulent manger végétarien, une mine de protéines à moi tout seul, 40%, oui madame ! Et en plus, je suis riche en fer et acides aminés
essentiels. Je contiens aussi des vitamines A, E, d’autres du groupe B ainsi que des sels minéraux (calcium, cuivre, magnésium, phosphore et zinc) et des acides gras essentiels indispensables au bon fonctionnement de notre organisme,
les fameux Oméga 3 et Oméga 6, plus de la lécithine, particulièrement importants pour les membranes des cellules et la mémoire. Enfin, je suis sans cholestérol.

Vous contenez aussi des phytooestrogènes, et ça c’est moins bien non ?

Vous voulez parler des rumeurs selon lesquelles, manger du tofu pourrait perturber le système hormonal… Au contra i re, il agirait plutôt comme un régulateur. Des études démontrent que les hormones pourraient participer à la lutte contre le développement du cancer du sein et de la prostate, les troubles liés à la ménopause, et aussi contre le développement du mauvais cholestérol. Sans compter que je suis si facile à digérer et tellement pauvre en calories !

Avec et comment arrive-t-on à vous, le tofu ?

Bonne question ! Le process pour passer d’une graine à un produit souple comme moi est réalisé de manière ancestrale, comme au Japon, au fil de six grandes étapes de fabrication : d’abord, on broie les graines de soja après les avoir
nettoyées et fait tremper. Puis, on les presse après cuisson, pour obtenir le tonyu, ou filtrat de soja, qu’on coagule par adjonction de nigari, un extrait de sel de mer qui fait cailler le filtrat. Ensuite, on brasse le tonyu, on le moule, on le
presse jusqu’à l’obtention de la fermeté désirée. Enfin, on le découpe manuellement. Tadaaa, me voilà !

Et comment on vous déguste ?

Nature, fumé, aux fines herbes ou en lamelles, mariné à la sauce soja ou à l’huile d’olive, je reste un régal dans vos salades, nouilles, potages… Mangez-moi, mangez-moi disait la chanson !

 

Le saviez-vous ?

La culture du soja enrichit le sol en azote et l’améliore grâce à son humus stable.

 

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